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A la Zad, on expérimente la société sans Etat

La zone à défendre de Notre-Dame-des-Landes est un terrain d’expérimentations multiples. Et notamment sur le plan politique : comment vivre ensemble sans Etat, sans police, sans juges, sans élections, sans domination ? Ce n’est pas simple, mais on y parvient. Et c’est passionnant.

Zad de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique)

Haies vertes, hauts arbres, prairies fauchées. La route zigzague dans le bocage. Il n’y a pas de panneau, pas de limite, pas de frontière et les champs sont toujours aussi bien entretenus.

Puis, dans un grand chêne, on aperçoit une plate-forme de bois, en bordure d’un champ, une cabane, ou sur le bord de la route, un abri, avant de passer devant une maison en chantier.

On comprend que l’on est entré sur la « ZAD », zone à défendre, expression détournant l’original, « zone d’aménagement différé ».

Ces 1650 hectares destinés au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), sont devenus au fil des luttes un territoire émancipé de l’autorité de l’État.

Parmi les habitants, les « historiques » d’abord, soit les quatre familles d’agriculteurs qui sont restées et cultivent encore, malgré l’avis d’expulsion qu’elles ont reçu.

Puis il y a ceux qui, depuis le premier appel en 2009, sont venus s’installer sur la ZAD et y ont construit leur vie. Ils sont entre 200 et 300 répartis sur une soixantaine de lieux de vie.

En ce mois de septembre ensoleillé, la campagne dégage une atmosphère apaisante. Le long des routes, vélos et piétons circulent, se croisent, se saluent.

A la Wardine, un grand hangar agricole a été aménagé en lieu de vie et d’accueil, un bout de champ est réservé aux campeurs de passage, des piles d’assiettes sont soigneusement rangées, à peine nettoyées de la dernière fête et déjà prêtes pour le prochain événement.

A l’étage, une cuisine à l’écart des nombreux visiteurs permet à la dizaine d’habitants permanents d’avoir un espace de vie commune.

De-ci de-là, leurs caravanes sont garées aux alentours. « A l’école on nous enseigne une seule façon de vivre, avec de l’argent. Et cela ne me convient pas, c’est pourquoi je suis venu vivre ici », raconte Paul* autour d’un thé.

Lire la suite :
https://reporterre.net/A-la-Zad-on-experimente-la-societe-sans-Etat

Le site de la Z.A.D :
http://zad.nadir.org/

Tag(s) : #Alternatives

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